Management de l'Intégration des TIC pour les collectivités territoriales
Les étudiants du Master 2 MITIC option collectivités territoriales ont mis en place cet outil de veille afin de les aider à organiser des séminaires dont vous trouverez le programme dans les rubriques suivantes.N'hésitez pas à nous faire part de vos réfléxions en commentaire.
Entre mutations industrielles et expansion des usages, l’internationalisation des échanges communicationnels, grâce aux technologies de l’information et de la communication, met à l’épreuve une
nouvelle économie du sens. Economie de l’information, société de l’information et maintenant société de la connaissance, l’émergence de l’internet comme nouvelle infrastructure d’information et
de communication mondiale et libérale s’est accompagnée d’un référentiel public promettant des changements sociétaux majeurs, tant au niveau de la liberté d’information, du partage des savoirs
que du développement de l’humanité. Les expériences collaboratives se sont multipliées sur des terrains divers. Les processus d’innovation, tant économiques que sociaux, reposent sur des réseaux
de connaissances que nous entendons questionner sous deux angles.
Il s’agit, d’une part, de prendre au sérieux la dimension matérielle des technologies d’une manière qui rompt tant avec l’injonction déterministe qu’avec les discours d’anticipation. Le poids des
infrastructures et des protocoles, des capacités d’investissement et des accords commerciaux, des conditions de production des contenus et des compétences des usagers, est peu exploré mais
décisif dans la construction et la diffusion des connaissances. D’autre part, ces réseaux à la fois matériels et immatériels ne sont pas exempts de rapports de pouvoir générateurs d’inégalités.
Tout en favorisant le développement de la créativité et des échanges, ils s’inscrivent dans un contexte d’innovation économique et politique dont les acteurs (pouvoirs publics, professionnels,
internautes citoyens et/ou consommateurs) maîtrisent mal les nouvelles règles.
Les recherches en information et communication sont appelées à éclairer d’un jour nouveau la problématique de la connaissance comme objet et concept, produit et relation, processus de subjectivation et rapport au monde. La notion de réseaux fait l’objet de nombreuses tentatives de modélisation théoriques ou empiriques, que l’on parle d’intelligence collective, de social networking ou de chaîne de valeur. Les réseaux de connaissance sont appelés, sous le signe du « partage », à transformer les modalités de diffusion et de légitimation des discours savants, de production de l’innovation et de la richesse, de démocratisation des sociétés et de développement durable. Mais force est de reconnaître que leur émergence et leur déploiement restent confrontés à de multiples « péages » d’ordre économique, politique ou culturel qui ne peuvent être levés par le seul impératif de la technique.
Inviter tant les chercheurs en information et communication que les responsables de la gestion de l’information et de la communication dans les organisations (associations, administrations publiques, entreprises privées, etc.) à réfléchir sur les rapports entre gestion de la connaissance, espace public et bien commun, c’est souhaiter éclairer le rôle des TIC dans la construction sociale du savoir tout autant que dans la construction critique du social. En quoi l’intégration des systèmes informatisés, ouverts et complexes, a-t-elle modifié des logiques d’action organisées ? Quels rapports se sont établis entre ces logiques d’actions et leurs contextes sociopolitiques ? Dans cette perspective, les relations entre Internet et connaissance seront appréhendées à travers un jeu d’opportunités et de contraintes pour éclairer différentes questions transversales aux trois sessions du programme : la généralisation de l’expertise et les conditions de sa mutualisation, le rôle de la conn aissance dans la création de richesse, l’horizon d’un « bien commun mondial » du savoir qui ne peut relever d’un modèle unique.
Inscription : http://www.symposiumirc.org/spip.php?article5
Titre : Internet et réseaux de connaissance : Entre partages et péages
Date : 27 et 28 septembre 2007
Lieu : Université Michel de Montaigne, Bordeaux 3
Site : http://www.symposiumirc.org/
Fichier : http://gdrtics.u-paris10.fr/pdf/soumis/lakel_fichier.pdf
Petit tohu-bohu en fin de semaine dernière : un rapport de la direction générale de la modernisation de l'Etat publié sur le site (1) de l'Inspection générale des finances révélait un certain désordre dans la tarification des communications téléphoniques vers l'administration. Ces dernières années, nombre de services publics se sont mis à recourir à des numéros de type 08, impliquant un surcoût depuis un fixe mais, plus encore, depuis un mobile, variable d'un opérateur à l'autre. De surcroît, la situation n'est pas homogène d'un service public à l'autre, chacun fixant ses choix lui-même.
Du coup, le ministre du Budget a réagi en annonçant, jeudi 6 septembre, une « homogénéisation et [une] réduction des coûts des appels vers les services publics ». Eric Woerth compte d'abord s'intéresser aux services relevant de son ministère qui ne proposent pas des appels aux prix des communications locales. Sont concernés le Centre impôt service et Info douane service. Mais puisqu'il est également chargé de la fonction publique, il souhaite étendre cette politique à l'ensemble de l'administration. Au programme également, la révision de la liste des numéros gratuits « notamment en faveur des populations les plus fragiles ».
Un bémol cependant : aucune date ou échéance n'est avancée pour la mise en oeuvre de
ces chantiers, ni un quelconque calendrier. Le ministère lance en effet en préalable à tout cela un « travail d'évaluation »,
c'est-à-dire, indique-t-on au ministère, une « étude de l'impact financier et des avantages pour les
usagers ». Difficile, donc, de savoir quand on assistera à quelques changements.
Source : 01.net
"Les régions doivent aujourd'hui concentrer les moyens sur les objectifs de Lisbonne, l'innovation et l'économie de la connaissance". Par ces propos, le représentant de la DG Regio en France, Jean-Marc Venineaux, formule les préconisations que la DG REGIO expose concernant les dix-sept PO français en cours de validation à Bruxelles.
Au sein de leur PO, les régions françaises « flèchent » seulement entre 30 et 50 % des crédits vers l’innovation alors que Bruxelles a fixé le fléchage à 70 % et que la France est le premier bénéficiaire européenne de fonds structurels avec 9 milliards € consacré à l’Objectif "compétitivité régionale et emploi".
"On n'est pas capables de relier ces PO aux véritables atouts et forces des territoires, on reste trop concentrés sur les acteurs et pas assez sur les projets. », renchérit Laurent Midrier, chef du bureau de l'animation régionale à la DGE (direction générale des entreprises).
Afin de permettre aux régions de reconnaître leurs atouts et d’identifier leur besoins grâce à un diagnostic plus poussé, la DG REGIO propose des alternatives comme retarder le démarrage de la programmation, financer à 100 % les nouvelles expérimentation afin d’encourager l’élaboration de projets.
Au niveau national, les choses bougent. De plus, Laurent Midrier insiste sur le fait que la complexité de l’utilisation du FEDER ne favorise pas la naissance de projets. « Si les contrôles et les comptes sont trop durs, on va décourager les projets ».Suite et intégralité de l'article : ARTESI
Cette compétition organisée par la Commission européenne récompense les initiatives des collectivités pour faciliter la vie quotidienne.
Recyclant des ordinateurs récupérés gratuitement auprès des entreprises, Besançon (Doubs) les a installés dans des écoles, à raison d'une machine pour 5 élèves. La commune met à la disposition de 6.000 élèves, du CE2 à la sixième, un ordinateur muni d’un cartable électronique réalisé par le développement de logiciels libres et connecté au site internet de l’établissement scolaire. Ce dispositif a été étendu depuis 2003 aux 59 communes de l’agglomération. Il connaît des développements avec l’équipement en informatique de 400 associations, de 4 cyberbases et des foyers logements pour personnes âgées.
Depuis 2006, «Besançon clic» devient aussi outil de coopération décentralisée. Ainsi, à Dakar, au Sénégal, 23 écoles (17.000 élèves)ont reçu 500 appareils. Dans une démarche de transmission de savoir-faire, le service TIC de la commune et le Centre handicapé au travail (Chat), son partenaire pour la configuration et la maintenance des ordinateurs, collaborent à la création, à Dakar, d’un centre de recyclage animé par des travailleurs handicapés.
Source : La Gazette des Communes - 7 septembre 2007
Le Premier ministre, François Fillon, a confié à Alain Lambert, ancien ministre du Budget et de la Réforme budgétaire, sénateur de l'Orne, la mission de présider un groupe de travail portant sur les relations entre l'Etat et les collectivités territoriales. Les relations entre l'Etat et les collectivités territoriales sont l'un des axes transversaux qui doivent faire l'objet d'un examen attentif dans le cadre de la révision générale des politiques publiques.
Ces travaux seront menés par un groupe de travail qui associera des représentants du ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales et du ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, des représentants des trois associations de collectivités territoriales ainsi que des personnalités qualifiées. Il examinera notamment :
- la pertinence des domaines actuels de compétences de l'Etat et des différents niveaux de collectivités territoriales dans la perspective d'une réflexion sur leurs périmètres d'intervention respectifs et d'une clarification des missions de chacun ;
- les contraintes, notamment réglementaires, que l'Etat fait peser sur les collectivités locales ;
- les relations financières entre l'Etat et les collectivités territoriales.
Le groupe de travail rendra ses conclusions pour le 15 novembre 2007 afin que ses propositions puissent éclairer les décisions du Conseil de la modernisation des politiques publiques qui se
tiendra avant la fin de l'année.
Source : ARTESI


