Jeudi 19 juillet 2007
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Les 36 565 communes ont toutes besoin de compétences en informatique. Elles
offrent des opportunités d'emploi intéressantes pour les jeunes diplômés et les bacs +2.
« Il y a en permanence un à deux postes à pouvoir dans les directions informatiques des grandes collectivités », constate Bernard Méliet, directeur du pôle collectivités territoriales du cabinet de conseils Mazars. Les villes de plus de 60 000 habitants, les départements, les régions
multiplient les chantiers informatiques. Dans le cadre de l'administration électronique, elles déploient de nouveaux services en ligne, destinés aux citoyens et aux entreprises. Elles doivent
aussi s'adapter à la dématérialisation des échanges avec l'Etat et les autres administrations.
Mais les collectivités informatisent également leurs opérations courantes. Et, là encore,
la tâche est énorme. « Dans la fonction publique territoriale, on recense plus de 250 métiers qui ont besoin ou vont avoir besoin de
s'informatiser », souligne Hervé Rathat, directeur des systèmes d'information et des télécommunications (DSIT) de Reims et son
agglomération.
L'activité des communes est multiple : elle s'étend de la gestion des cimetières aux
enregistrements des actes d'état civil, en passant par l'organisation des élections, la gestion des crèches, des écoles, de la voirie, etc. La direction des systèmes d'information et des
télécommunications de Reims emploie 41 personnes et compte aujourd'hui plus de 130 applicatifs sur 40 à 50 serveurs. « Les collectivités
ont des besoins très forts, car elles passent d'une informatique de production à un système d'information de communication et de pilotage », explique Bernard Méliet.
En théorie, les 36 000 communes françaises ont toutes besoin de compétences
informatiques. Toutefois, 90 % d'entre elles comptent moins de 10 000 habitants. Elles n'ont donc pas les moyens de recruter un informaticien. Ce qui n'est pas le cas d'autres
structures moins connues du grand public. « En mutualisant leurs moyens, les communautés urbaines, de communes ou d'agglomérations, de même que
les syndicats intercommunaux, sont devenus les plus gros employeurs d'informaticiens », souligne Eric Salvo, responsable informatique et
téléphonie du Syndicat de valorisation des déchets ménagers de la Charente.
Des métiers proches de ceux du privé
Les métiers du secteur informatique dans les collectivités locales sont très proches de
ceux du privé. « Notre travail consiste, à 70 %, à déployer, à maintenir et à administrer le réseau, les postes de travail et les
serveurs. Et à 30 % à faire du développement spécifique », estime Bertrand Cariou, responsable TIC à la communauté de communes de
l'agglomération Saint-Loise (Manche).
On trouve donc des DSI, des architectes techniques et fonctionnels, des RSSI, des
responsables réseaux et télécoms, des chefs de projet, des développeurs, etc. Seuls, peut-être, les administrateurs de base de données géographique (SIG) et les chefs de projets multimédias
sont-ils des postes plus demandés que dans le privé.
Plus la collectivité est grande et plus les profils recherchés sont spécialisés. A
l'inverse, les structures de taille moyenne recherchent plutôt des touche-à-tout. « Quel que soit leur cursus ou leur diplôme, les
informaticiens peuvent trouver des débouchés dans la fonction publique territoriale », dit Eric Salvo.
Les collectivités qui gèrent de nombreux sites ont notamment de gros besoins
d'interconnexion. « Les ingénieurs systèmes et réseaux sont toujours très recherchés, ainsi que les personnes spécialisées dans les systèmes
d'information géographique », estime Oumar NDiaye, responsable du service informatique du Centre national de la fonction publique territoriale
(CNFPT) et chargé du pôle national « systèmes d'information et TIC » du même CNFPT.
Les compétences Unix, Linux, PHP, et plus généralement open source, sont également très appréciées car les collectivités tentent de s'organiser pour déployer du libre lorsque c'est possible.
Les plus grandes collectivités, qui sous-traitent à des prestataires externes, cherchent aussi à recruter des chefs de projet qui connaissent bien leur organisation et la réglementation,
notamment en termes de marché public.
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