Mercredi 25 octobre 2006
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Il serait peut être important de commencer à souligner le fait que l’accès à Internet et aux technologies sont essentielles au développement actuellement et que le fait de ne pas être raccordé peut être pénalisant (l’accès au haut débit est un enjeu même si la technologie n’est pas l’aspect unique et essentiel à la structuration d’un territoire). Problème actuel : les opérateurs répondent à la loi du marché donc couvrent les zones les plus densément peuplées. Parler aussi de l’enjeu du Wimax.
Dans ce sens, les TIC peuvent être considérées comme un signe d’éloignement car augmente la fracture numérique du fait de leur absence.
Bien que les plans de modernisation, les recommandations de l’Etat prônent un accès et un usage des TIC par tous, qu’en est-il dans la réalité ?
On peut partir des recommandations du CISI 2003, du Ministère de l’emploi et de la solidarité 2001 ainsi que de l’objectif du CIADT 2004 : mettre en place des procédures de formations, des démarches pédagogiques, renforcer la confiance en l'Internet du grand public et des familles, et à permettre à un nombre croissant de Français de se familiariser avec ces technologies, permettre au public rural d’accéder aux services en ligne.
Parallèlement, M. Raoul rappelle que le fait d’être équipé est une condition nécessaire mais pas
suffisante.
En guise d’éclairage, l’intervenant s’attarde sur des représentations véhiculées dans un ouvrage
publié par la DATAR en 2002, « Le développement numérique des territoires ». Il propose
l’extrait suivant : « Le déploiement sur l’ensemble du territoire de réseaux à Haut débit est
identifié comme la clef du développement local et comme un enjeu décisif pour la décennie à venir
en matière de développement du territoire ».
M. Raoul souligne qu’il ne s’agit pas de nier ces enjeux en terme d’aménagement du territoire.
« Mais il semble nécessaire de prendre de la distance avec l’idée que les technologies seraient le
sésame du développement ». En effet, un raisonnement sur les conditions nécessaires pour le
développement local permet de faire émerger d’autres facteurs essentiels comme la capacité à
concevoir et à élaborer des projets, les argumenter, les défendre, la capacité à s’organiser, à se
projeter, à s’impliquer... toutes choses qui n’ont rien de technologiques.
M. Raoul met l’accent sur la question des usages citoyens et des services aux citoyens.
De plus, M. Raoul rappelle qu’Internet implique des compétences d’utilisation des techniques, et
que l’on se trouve également face à la question de la maîtrise de l’écrit.
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Devant une illusion techniciste de la participation, et devant l’écueil d’une pratique purement
consumériste des technologies, M. Raoul souhaite évoquer une recommandation formulée et
remise à la Ministre de la solidarité et de l’emploi en 2001, un rapport établi au nom du conseil
supérieur du travail social : « Il y a nécessité de mettre en place des procédures de formation, des
démarches pédagogiques précises et spécifiques pour former des enfants, des jeunes et des
adultes. Encore plus pour celles ou ceux présentant un handicap social, intellectuel ou physique. Il
s’agit d’un enjeu social ou culturel d’éducation aux médias, une éducation citoyenne et critique
permettant le développement de pratiques de consommation actives et de résistance à la
marchandisation de leur réception. Devant l’arrivée du multimédia, il est essentiel de redonner à
tous le pouvoir de donner du sens, de construire des savoirs et de choisir. »
M. Raoul conclu avec cette idée qui renvoie clairement à une problématique de projet global
d’éducation à finalité démocratique.
Quelles sont les structures mises en place dans la réalité, quel usage réel d’Internet ?.... (Implantation des EPN en milieu rural…) (S’appuyer sur l’étude du cabinet e-conception.net et de Assemblée des Communauté de France – Baromètre 2005).
De plus, on s’aperçoit que l’usage des TIC en milieu rural est surtout dû à la volonté politique des élus et de leur volonté d’implication dans ce domaine. Il existe aussi des problèmes d’investissement que les petites communes ne peuvent pas se permettre pour mettre en place des structures publiques d’accès à Internet.
Sources :
Groupe Usages ruraux de la Fing
http://www.fing.org/jsp/fiche_pagelibre.jsp?STNAV=&RUBNAV=&CODE=72934060&LANGUE=0&RH=IC
Compte rendu du séminaire Roumics 2006 « Ruralité et TIC »
http://www.roumics.com/IMG/pdf/Compte_rendu_ROUMICS_Ruralite_et_TIC.pdf
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