Management de l'Intégration des TIC pour les collectivités territoriales
Les étudiants du Master 2 MITIC option collectivités territoriales ont mis en place cet outil de veille afin de les aider à organiser des séminaires dont vous trouverez le programme dans les rubriques suivantes.N'hésitez pas à nous faire part de vos réfléxions en commentaire.
Parmi les préoccupations actuelles des responsables de Synergies, une volonté de bien comprendre les besoins des agents en charge de la gestion de contenus numériques au sein des administrations. L'organisation d'un séminaire avait permis de détecter les attentes majeures : une gouvernance plus forte entre les acteurs, des outils communs (dossiers partagés, agendas, listes de discussion et même tchats), un échange accru autour des bonnes comme des mauvaises pratiques, ou encore des boîtes à outils méthodologiques.
Outre la prise en main des outils de gestion de contenu (CMS), les acteurs de l’administration électronique s'intéressent aussi fortement au défi du travail collaboratif. Une étude récente de Deloite/Microsoft, disponible sur le site de Synergies, confirme cette tendance en apportant des détails intéressants.
Lien vers le rapport
Source : les-infostrateges.com
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Le département IT du parlement européen a présenté un plan mercredi pour commencer la migration de quelque 3500 postes de bureau, y compris ceux des 630 élus, de Windows vers Suse Linux à partir de septembre prochain. La chambre italienne fera aussi tourner SuSE sur la totalité de ses 200 serveurs.
C’est le second parlement européen à choisir l’Open Source, et le plus grand. Le parlement français, avec 577 sièges, a voté l’an dernier l’installation de système Open Source sur ses 1154 PC. La France a choisi Ubuntu en février et la migration du parlement est en cours.
La taille de la migration italienne en fait un cas d’étude majeur, indique Pietro Folena, membre du parti communiste italien, qui a proposé le changement au début de cette année. "Cela va montrer à toutes les administrations les meilleures pratiques".
Les députés italiens pourront choisir eux-mêmes s’ils auront des pingouins sur leurs portables. Les portables ne font pas partie du plan présenté mercredi, car ils sont la propriété privée des députés, explique Folena.
Folena estime que le changement réduira de 90 % les coûts des PC et il espère que les réductions seront encore plus importantes sur les serveurs. Il ne peut pas immédiatement fournir plus de
détails à ce sujet. "Les gains sont importants, mais le motif majeur de cette décision est une libération. Libération d’une technologie unique, libération d’un fournisseur monopolistique,
libération pour développer ses propres applications et libération des virus.
Source : The Inquirer
“ Ce programme doit s’inscrire dans une démarche globale et cohérente de modernisation de nos TPE pour les adapter aux grandes transformations qui bouleversent, depuis 1990, notre environnement économique. ”
L’objectif du programme lancé par le gouvernement en janvier 2007 est clair : il est urgent de faire basculer dans l’ère du numérique le million d’entrepreneurs encore totalement déconnectés des
nouvelles technologies en France. Un objectif pragmatique et non idéologique, l’Internet et l’informatique constituant désormais la clé de voûte de la croissance des deux millions et demi de TPE
- et de leur huit millions de salariés - que compte notre tissu économique.
Il s’agit bien ici de donner à toutes nos petites entreprises les moyens nécessaires pour innover, l’innovation devenant l’arme clé de la compétitivité dans un univers fortement concurrentiel. En
effet, face à l’émergence de régions (aux niveaux local ou international) à l’activité spécialisée, très dynamiques et attractives, les territoires et les pays les mieux armés sont ceux qui
encouragent les processus d’innovation, de coopération, de partenariat, et qui misent sur leur spécificités, créant pour les entreprises, notamment les TPE et les PME-PMI, un environnement
technologique adapté. C’est pourquoi la capacité de nos entreprises artisanales, commerciales et industrielles, à se former, s’équiper, inventer, entreprendre et évoluer dans ce nouvel
environnement technologique est plus que vitale pour notre compétitivité économique. Au-delà d’un simple programme, cette action doit donc s’inscrire dans une démarche globale et cohérente de
modernisation de nos TPE pour les adapter aux grandes transformations qui bouleversent, depuis 1990, notre environnement économique. Par ailleurs, en positionnant l’action de l’Etat en soutien
des acteurs locaux par la mobilisation de tous les réseaux d’appui aux entreprises français (chambres consulaires, centres et associations de gestion agréés, espaces publics numériques…), ce
programme permet de renforcer l’efficacité opérationnelle de ces réseaux auprès des petites entreprises à travers deux leviers. D’une part, la mise à disposition d’une offre d’initiation aux
nouvelles technologies (le Passeport pour l’Economie Numérique) attractive et innovante. Et d’autre part, la mutualisation, entre tous ces réseaux, des outils et des actions de formation, de
communication et d’animation nécessaires à la promotion et à la diffusion de cette offre sur les territoires.
Enfin, reste maintenant aux industriels du secteur des nouvelles technologies à apporter leur propre pierre à l’édifice en trouvant des réponses adaptées aux défis que soulève la conquête de ce
marché très convoité des petites entreprises. Notamment le développement d’une offre de produits et services informatiques, télécoms et Internet adaptée aux besoins et attentes des petites
entreprises et l’émergence d’un réseau de conseil, de vente et d’assistance de proximité dense, organisé et professionnalisé, facilitant la sélection, le financement, l’installation,
l’utilisation et la maintenance de ces offres par les TPE.
> Source : ma petite entreprise .net
Vendredi 23 février 2007
Intervenants : Hubert Droguet (Mitic), Abdou Thioune (Mitic), Jocelyne Trémembert (M@rsouin)
Discutants : M. Aziz Nafa : Chercheur en Algérie, Centre de Recherche en Economie Appliquée au Développement (CREAD).
Jean-Paul Martinerie : Châtenay-Malabry Premier adjoint au Maire Vice Président de la Communauté d'Agglomération des Hauts de Bièvre
Eric Billot : Responsable pédagogique EPN
Jérôme Debray
Jocelyne Trémenbert responsable du pôle Armoricain de Recherche sur la Société de l'Information et les Usages d'Internet (M@rsouin) en visioconférence
Résumé :
L’objectif de ce séminaire est de montrer les impacts des TIC dans les villes de taille moyenne (entre 20 000 et 60 000 habitants) autrement dit, quels sont les effets de l’intégration des Technologie de l’Information et de la Communication dans les Collectivités territoriales.
Dans un premier temps, on constate que la plupart des compétences et des activités des communes sont potentiellement impactées. Il est exposé que la quasi totalité des villes de 20 000 à 30 000 habitants ont un site internet officiel (96 % selon ARDESI Midi-Pyrénées) avec des usages différents allant du site vitrine au portail internet citoyen. Globalement, les sites interactifs et portails, bien que faisant l’objet d’une montée en puissance, semblent rester minoritaires. Il est aussi indiqué que, malgré l’accroissement des services en ligne pour les citoyens, l’exigence de services est croissante. Si le niveau de satisfaction d’ensemble des internautes vis-à-vis de l’e-administration est très élevé (80 % selon TNS-Sofres-CapGémini en 2006), on voit pointer un début de mécontentement de la part des 15/34 ans, (+ 5 % comparativement à l’enquête de l’année précédente) qui réclament plus de services de transaction.
Ces nouveaux usages interrogent les principes du service public : le principe de continuité, le principe d’adaptation ou de mutabilité (Ex. : quelle gestion des flux d’information) et le principe d’égalité. (Ex. : comment assurer l’égalité de traitement entre les usagers internautes et les autres et doit-on le faire ?) Autant de questions que se posent les organisations aujourd’hui.
Dans un second temps, l’impact sur la structuration des organisations a été abordé. Le témoignage d’Hubert Droguet, responsable de la direction de la communication et des systèmes d’information de la ville de Fleury-les-Aubrais (commune de 21 OOO hbts dans la banlieue nord d’Orléans avec 580 agents) illustre que le travail collaboratif entre les cultures dans cette organisation tend à permettre de décloisonner la fonction informatique. Le regroupement du service de la communication et de celui de l’informatique au sein d’une même direction, directement rattachée au DGS, vise en effet à favoriser la coopération des différents métiers. La montée en puissance des TIC a rendu nécessaire la création de nouvelles fonctions (webmestre, chef de projet, contributeurs) et contribué à faire émerger de nouveaux modes de management des projets. Après une refonte des systèmes d’information, on met maintenant, et progressivement, des services transactionnels à la disposition des usagers (comme l’inscription et le paiement en ligne)
Jocelyne Trémenbert présente l’étude de Marsouin sur l’usage des TIC par les communes bretonnes, réalisée en 2005. Une pré-enquête a été réalisée auprès d’un groupe test qui a, en particulier, fait apparaître la nécessité de prendre en considération le fait intercommunal, puis les 1 269 communes, de toutes tailles, ont reçu le questionnaire auquel 48 % ont répondu.
Quelques résultats : 95 % des communes sont connectées à Internet, 81 % d’entre elles sont présentes sur le web mais 37 % via le site intercommunal, 43 % des sites sont mis à jour de façon hebdomadaire mais 33 % n’évoluent pas, dans 27 % des cas on offre des possibilités de téléchargement et dans 13 % seulement, des téléprocédures. L’offre de démocratie participative est très faible (4 %). Les mises à jour par le webmestre font l’objet d’une validation dans 25 % des cas. L’adresse du site n’est pas toujours indiquée sur les supports de communication papier. Cela signifie-t-il que le site Internet n’est pas considéré comme un moyen de communication essentiel ?
Débat :
Comme le montre l’étude de Marsouin, la dimension intercommunale est ou devrait être présente dans la gestion des TIC. Qu’est-ce qui importe : que chaque commune dispose de son propre système permettant de proposer des téléprocédures ou que chaque administré ou usager ait la possibilité de bénéficier du service et ce, quelle que soit la structure de gestion de ce service ?
Quel est le rôle d’une direction de la communication ? Assurer la réélection du maire avec – entre autres moyens – les TIC considérées comme des outils supplémentaires ou favoriser la réponse de la collectivité aux besoins des citoyens ?
Comment assurer la mise à jour des informations des sites Internet ? La « com » peut-elle et doit-elle tout valider ? Comment favoriser la décentralisation des contributions tout en conservant une cohérence éditoriale ? Une piste : distinguer informations pratiques qui peuvent aisément être actualisées par les services gestionnaires, et contenus rédactionnels qui devraient être pris en charge soit par des communicants soit par des correspondants formés à cet effet.
La problématique de l’insertion du mode projet dans les collectivités territoriales sera abordée dans un prochain séminaire.
Mots clés : impact, organisation, nouveaux métiers, collectivités territoriales, communes, système d’information, questionnaire
Citations :
« Dircom et DSI ne sont plus forcément en opposition. Ils devront travailler ensemble. »
« Le chamboulement des organisations et le problème des compétences sont les principaux freins aux TIC. »
« Les communes ne considèrent pas le site internet comme un support de communication essentiel. »