Management de l'Intégration des TIC pour les collectivités territoriales
Les étudiants du Master 2 MITIC option collectivités territoriales ont mis en place cet outil de veille afin de les aider à organiser des séminaires dont vous trouverez le programme dans les rubriques suivantes.N'hésitez pas à nous faire part de vos réfléxions en commentaire.
Heure : 14h00 à 16h00 - 9 mars 2007
Participants : Etudiants de MITIC, Bernard Corbineau
Intervenants : John Mclaughlin, Gloucestershire Enterprise ; Enseignants de l’Université de Gloucester et Bruno Decroocq, VI@TIC
PRESENTATION : 14h00 à 15h00
La mondialisation des échanges, la globalisation des technologies et, en particulier, l'avènement de la société de l’information ont augmenté les possibilités d’accès des individus à l’information et au savoir.
Les réseaux numériques ont contribué à démultiplier les connaissances et peuvent servir à mutualiser et à collaborer pour construire de nouvelles connaissances.
Nous sommes aujourd’hui entrés dans une société cognitive où les informations, connaissances et savoirs connaissent un développement sans précédent grâce aux réseaux de communication électroniques.
Dans ce contexte, la formation tout au long de la vie devient inéluctable et le recours à la collaboration à distance devient une stratégie intéressante à explorer aussi bien dans le monde de l’éducation et de la formation que dans celui des organisations que l’on qualifie d’apprenantes.
La collaboration et le partage de connaissances facilitent l’apprentissage, lequel est essentiellement considéré comme un processus social qui accorde une place prépondérante aux interactions sociales. Cependant, on assiste dans cette société cognitive à un paradoxe où ce n’est pas la connaissance en elle-même qui a de la valeur, car celle-ci devient très rapidement obsolète, mais la capacité des membres d’une communauté à produire ensemble de nouvelles connaissances. Autrement dit, le processus collaboratif devient plus important que le résultat de la collaboration.
L'enjeu de l'avancée vers une société cognitive est double. Il est économique. L'Union européenne, premier exportateur mondial, a choisi très logiquement l'ouverture sur l'économie mondiale: il lui faut donc, en permanence, renforcer sa compétitivité économique. A cette nécessité économique correspond un impératif social : éviter la fracture sociale.
Vers une économie cognitive, quelques exemples : le projet ADELE est un programme gouvernemental pour l’administration électronique (suivi des remboursements d’assurance maladie, de la déclaration des revenus, du paiement en ligne de l’impôt….) ; le projet ADELINE, lancé début 2006, permet un accès dématérialisé local aux infrastructures nationales d’e-Administration et le programme COPERNIC (fin prévu en 2009) dont l’objectif est de modifier radicalement l’organisation de l’administration fiscale.
Par ailleurs on constate que la fréquentation des sites des services publics est en hausse (+12%), 83% des français sont satisfaits par ces services en ligne. Les enjeux de l’e-administration sont d’augmenter le niveau des infrastructures et de toucher une large population, offrir un bouquet de services. Améliorer la productivité des collectivités locales et de la fonction publique. L’enjeu essentiel reste l’appropriation des TIC par les usagers.
On constate que la «net-économie est en net croissance» et l’éclatement de la bulle Internet souligne la nécessité de doter l’économie numérique d’un cadre réglementaire. C’est l’objectif de la toute récente nouvelle loi sur la confiance en l’économie numérique (LCEN) de juin 2004.
DEBATS
En visioconférence avec l’université de Gloucester et Gloucestershire Enterprise: 15h00 à 15h30
Comment se passe le processus d’apprentissage durant toute sa vie ? Quelle est la connexion avec l’université ?
Les personnes viennent pour avoir des compétences particulières ou pour préparer un diplôme ?
Quelles sont les relations entre l’université et l’entreprise ? Comment se gèrent les nouvelles connaissances ? Comment les entreprises arrivent-elles à capter les connaissances ?
L’université de Gloucester soutient l’idée qu’il faut échanger ses connaissances et continuer d’apprendre tout au long de sa vie afin de s’adapter.
Concernant le processus d’apprentissage durant toute sa vie, les étudiants dans leur vie en entreprise reviennent apprendre quand ils le souhaitent.
Les personnes viennent en général pour avoir des qualification professionnelles, des compétences spécifiques (gestion de projets..) mais pas forcement pour obtenir un diplôme.
Les entreprises arrivent à capter les connaissances grâce, aux centres de recherche qui permettent le partage des connaissances, à la création d’un réseau entreprises-Université, à la création de réseaux avec le Département (County). Une bonne relation entre les universités et les entreprises est importante.
En visioconférence avec Bruno Decroocq : 15h30 à 16h00
Bruno Decroocq prépare une thèse sur l’économie de la connaissance et la gratuité. Il pose la question : est ce qu’il y a une connaissance de l’économie ? Il soutient qu’il y a une nouvelle forme des échanges asynchrones, on part du réseau et de la contribution des connaissances dans une perspective du monde global. Il parle de dialectique entre le marché et le réseau. Particularité de la pertinence, de l’économie de réseau et non de l’économie de marché (la gratuité à l’horizon, est dans tout les débats). Les gens veulent communiquer et échanger. Le réseau est un écosystème à part entière et non le prolongement du marché.
Plutôt opposé à cette thèse Bernard Corbineau, insiste sur les phénomènes de marchandisation de l’expérience et de la connaissance des personnes. Il défend l’idée qu’il n’y a pas une différenciation nette entre marché et réseau. Google et d’autres vendent la valeur de l’expérience sans l’acheter. Les gens offrent gratuitement de l’expérience, de l’intimité pour une exploitation économique de ce don par d’autres. On assiste à un certain nombre de mécanismes de récupération des connaissances par le marchand.
Citation : Bruno Decroocq affirme que « Le marché est soluble dans le réseau et non pas l’inverse » ; Bernard Corbineau craint le contraire.
Mots clés : évolution, fracture, société, économie cognitive, connaissance, information, TIC, apprentissage/formation, mondialisation, culture, production ou biens économiques.